Publié le 14/12/2008 à 12:00 par maghfour
Haiku :
J O U R N A L I T E°
Feuilles mortes , balivernes
Ils lisent des canards d'antan
Vie en rose et gris
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Papier pour chiens écrasés
Je tourne la page sale
Les roses se meurent.
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Feuille innocente , hivernale
Le bluff de l'intox
presse scandale , assassine.
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Robinson sans journal
Les feuilles parfument l'air
Mental écologique.
EL MAGHFOUR
23 juillet 07
PS : Méningite, otite et pourquoi pas JOURNALITE !
Publié le 14/12/2008 à 12:00 par maghfour
Des images bleues rayonnent
Un couple au loin s'embrasse
Des souvenirs lugubres sonnent
Un glas triste d'une amitié fugace
Le ressac de l'éphémère
Solitaire.
Les tropismes en filigranes
S'accrochent à mes lèvres
Emmurent mes derniers voeux
Je navigue à vue, diaphane
Les relents de ma mémoire
Solitaire.
J'ai bâti sur des ruines mes vingt ans
J'ai fait le vide autour de moi
les soupirs brident mes joies
Le temps a lapidé mes printemps
les remords de survivre
Solitaire.
EL MAGHFOUR
In "Agadir des ires"
Publié le 13/12/2008 à 12:00 par maghfour
I N D I G N E
Au fin fond de ma piteuse bassesse
J'entends ton silence accablant
Je sens ton corps chauffé à blanc
Ton amour est plus fort que mes caresses .
Dans mon coin,je mâche mes regrets
Comme un relent des eaux profondes
Comme un sébaste flasque immonde.
Ton amour est plus fort que mes rets
Sur les dunes de tes seins évasifs
J'ai bu le nectar de la tendresse
J'ai étreint ton âme de déesse
Ton amour a sombré sur mes récifs.
Fuis l'ombre louve de l'amour morose
Tu rayonneras très loin de l'ingrat
Tu luiras de nouveau Reine de Saba
A tes pieds reverdira l'amour en rose.
EL MAGHFOUR
In "Agadir des ires"
Publié le 13/12/2008 à 12:00 par maghfour
ET L'AMOUR FUT!
Souffle la frêle brise sensation
Adam et Eve en fondatrice transe
Au pied de la fontaine exaltation
Depuis, l'amour avait pris sa cadence.
Adam dans sa soif toujours intrépide
D'un geste rassasié, éteint le soleil
Rien ne fait frissonner son coeur cupide
Il dort , sur les lèvres la bonne treille.
Eve dans son élan glamour de Femme
D'un regard évasif scrute le vent
Rien d'évanescent n'attise son âme
Elle pense , sur son sein un bel enfant.
EL MAGHFOUR
In "Agadir des ires"
Publié le 13/12/2008 à 12:00 par maghfour
I N G R I D
le bal des lâchetés est ouvert
Valses de couardise politique
Où es-tu Ingrid ?
Dans ta traversée de désert
Sans gages ni viatiques
Tu luttes , toujours impavide.
Sur ton radeau de la Méduse
Tu vrilles ces consciences verrrouillées
Ingrid otage des surenchères.
Femme courage, recluse
Tu apprends à crever poings levés
Dans ton auréole altière.
EL MAGHFOUR
Ps : J'avais écrit ce poème le 02/04/2008
Voir le débat suscité par ce poéme :
http://156486.aceboard.net/156486-2843-26732-0-.htm
Publié le 07/12/2008 à 12:00 par maghfour
SABURIDO
D'un corps l'autre ,l'enfer
D'une vie heureuse ou presque
A l'autre ,l'abysse dantesque
Gladiatrice, j'ai croisé le fer
Fou de vitesse d'orgueil et d'ivresse
Reggie dans sa jungle d'aliens
Tua sur mon lit d'ange un petit rien
Morte , je vis : débris de ma jeunesse.
Sur le trottoir,il y avait mes oreilles
Sur un arbre ,mes cheveux calcinés
Dans l'égout gisaient mes doigts ,mon nez
L'horreur ! Il est où mon autre oeil ?
Ce jour-là ,bénédiction du ciel
Sur mes ruines ,un lotus : la vie!
Mais au large du désespoir , je crie
"Bridez vos engins ivres ,criminels
EL MAGHFOUR
Publié le 06/12/2008 à 12:00 par maghfour
AGADIR - LISBONNE
Etais-je né sans le savoir
Au carrefour des turbulences
A Lisbonne sur l'autel virulence
A Agadir sur le bûcher expiatoire
Sur nos têtes tomba le ciel
Bavure aveugle, contre nature
Crime écologique, nous la facture
Candides, testés au "providentiel"
Les murs, les briques et le ciment
Sentent les relents de mon calvaire
Insomniaque, mon lit en plein air
Je surveille anxieux le firmament.
Agadir Lisbonne, repeintes
A l'azur atlantique d'avant
Prestes mouettes livrées au vent
Blessées au vol, flamme jamais éteinte.
EL MAGHFOUR
In "Agadir des ires"
ps : les deux villes AGADIR (Maroc) et LISBONNE (Portugal) furent ravagées par le seisme
Publié le 16/11/2008 à 12:00 par maghfour
"COMME UNE MERE, UNE VILLE NE SE REMPLACE PAS" (Albert Memmi)
Il s'agit d'un poéme qui retrace le tragique événement survenu à Agadir:
Le tremblement de terre d'Agadir avait eu lieu au sud du Maroc le 29 février 1960 à 23 h 40. La secousse dura 15 secondes et était d'une magnitude de 5,7 sur l'échelle de Richter
A LA MEMOIRE DE TOUS CEUX QUE LA TERRE AVAIT VOLE AUX SIENS
SANTA CRUZ
Novembre soixante
Tu refuses de te réveiller
Novembre la déferlante
Tu fuses dans le brasier
Dans ton ventre ,la mer avait rugi
Sans un cri contre la "fatalité"
Dans tes entrailles l'amère léthargie
Santa Cruz hibernait.
Comme un Phénix blessé
Tu reverdis ,merveille atlantique
Comme une fée vexée ,pourchassée
Tu ravives les revers amnésiques;
Agadir, adieu vieux fantômes
Secoue ta poussière morbide
A grands pas ,tu ériges tes dômes
Séculaire ville à la face hybride.
Nb : Santa Cruz est le nom que portait Agadir à l'époque colonialiste
EL MAGHFOUR
In "Agadir des ires"
Publié le 10/11/2008 à 12:00 par maghfour
Un sourire avilissant court , fatal
Derrière ces yeux froids d'insolence
Devant ces croyances ancestrales
Face aux barbelés de l'intolérance .
Moi , c'est basta ,
Je suis un nomade dans l'ame.
Moi , c'est nec plus ultra,
Je suis une rime sans rame.
Un masque affecté taquine l'indifférence
Derrière ces grimaces remugles
Devant ces barricades de l'arrogance
Face aux chauvinismes débiles .
Moi , c'est basta ,
Je suis malade des autres
Moi , c'est mea culpa
Je suis votre image ivre .
Publié le 15/08/2008 à 12:00 par maghfour
JE REVIENS DE MOURIR
La fureur de vivre , l'illusion
Repassent les printemps qui fuient
Remettre aux calendes grecs ,hésitation
Je lève l'ancre , englué dans l'ennui.
Quel froids dans mon couloir!
Fantome, je me reconnais plus
Théatralité du désespoir:
Je me regarde vivre , reclus ...
Rocher sur mon dos , montagne ennemie
Capital-ego quotidien, dividende égal
Je vivote dans mon cadaavre exquis
Spectateur du banal.
Je reviens de mourir !
EL MAGHFOUR
In "AGADIR DES IRES"