Publié le 26/12/2008 à 12:00 par maghfour
BRIMADES
-"Comment supporter votre vie tragique
Alors que nous allons inventer l'homme ?
Ici-bas ,vous n'etes qu'un décor exotique,
Mais nous avons besoin de bètes de somme."
-"Et vous!sentez-vous vos fleurs plastiques
Dans l'enfer boulot-métro-dodo ?
Piteuses sont vos amours "titanic"
Loin d'un lit,sur un paquebot!"
-"Nous voila antinomiques.
Toi,vieille épave d'Antan
Moi,j'ai ma montre atomique."
"-Monsieur,moi j'ai tout mon temps!"
EL MAGHFOUR
In
AGADIR DES IRES
Publié le 26/12/2008 à 12:00 par maghfour
°°°°°°°°°°LE TEMPS DE VIVRE°°°°°°°°°°°
la ville fourmilière écarquille ses yeux
Sur le seuil, un rituel banal
Sur le seuil, des bises bancales
Nous voilà lâchés dans la jungle.
Papa et maman abonnés à la célérité
Se jettent dans la gueule métro-boulot
Se jettent sous le joug des fardeaux
Maman m'embrasse aux escaliers de l'indifférence.
J'ignore la couleur des yeux
Toujours pressée , ma mère
Toujours fuyant, mon père
Nous voilà ombres rances de Sisyphe.
Et lentement, le temps ironise
Sur fond de vie cadenassée
Sur fond de désirs simulacres
Nous n'avons pas pris le temps de vivre.
M'Bark El Maghfour
Publié le 26/12/2008 à 12:00 par maghfour
MOI PYGMALION
Seconde nature quand tu nous tiens
A chaque tournant,un nouveau visage
Chaque jour , un moi-mirage
J'enfourche mes leurres,murs auréliens
Maudite rouille aux aguets
A chaque mouvement, nouvelle façade
Chaque ride , nouvelle débandade.
Et si les miroirs mentaient ?
Vie fugace,perpétuelle érosion
Je suis un récif face aux vagues
Je suis un tournesol qui divague.
Faut-il toujours desquamer mes illusions?
A l'école des faussaires
On m'apprend à jouer au caméléon
Moi je me performe ,j' suis Pygmalion.
Une pierre qui roule sans lierre.
EL MAGHFOUR
In "Agadir des ires"
Publié le 26/12/2008 à 12:00 par maghfour
Pour ne pas oublier la Poètesse :
Melissa Patino Hinostroza
"Ils ne diront pas les temps étaient médiocres , ils diront pourquoi les poètes se sont tus"
BERTHOLD BRECHT
POÈTE SANS PAPIERS (
Bien que peuple frêle
Ton amour est étincelle
Quand le soleil goguenard
Agonise dans mon poète bâtard.
Admire mon anorexie poétique
Et ce piteux lexique amnésique
Quand mon amour si pervers
Bancal , rimaille de travers.
Je m'engluais dans des labyrinthes
Avec ma prothétique absinthe
Quand ton amour guérilla
Insulte mon verbe sans éclat.
Amour et poésie s'entrechoquent
Aux cadrans de mes piètres soliloques
"Ferme ta gueule poète,tes yeux aussi
Et chante la gloire du ramassis.
EL MAGHFOUR
In AGADIR DES IRES
Publié le 25/12/2008 à 12:00 par maghfour
D ' O U T R E - T O M B E
Cette poussière du silence
Tombe sur mon linceul.
Cette ame en partance
Trompe mes elans vers le ciel.
Je regarde émerveillé, le paradis
De mon écorce narcissique
Je regrette les coits pudiques
De mon corps, inassouvis.
Rituel absurde , il faut vivre son mirage
Aucune tentative, l'incommensurable.
Rituelle donne, tu es pris en otage
Aucune alternative de l'irrévocable.
EL MAGHFOUR
In
AGADIR DES IRES
Publié le 25/12/2008 à 12:00 par maghfour
E F F E T M E R
Sur les grèves de mes vingt ans
Au bord de mes larmes d'enfant
Au creux des vagues tressant mon abîme
La mer caresse mes ressacs intimes .
Ma bouteille lancée dans vos clameurs
Se brise sur les rochers de vos coeurs
La mer s'en va et vos crabes m'assiègent
Piteux Albatros ancré dans vos pièges.
De marée haute à marée lasse
Je galère et dérive dans la masse
A l'horizon scintille une lueur
Ophélie m'accoste, c'est mon étoile
Enfiévré d'amour , dehors toute voile
Sauvé, le naufragé de la douleur!
EL MAGHFOUR
In
AGADIR DES IRES
Publié le 25/12/2008 à 12:00 par maghfour
SEUL AVEC MA FILLE
Docile et caressante
La fraicheur de la nuit
Quand un enfant sourit!
"Papa, raconte-moi une histoire"
Il était une fois, un petit chien
Bleu,triste et peu patient
Qui refusait sa laisse
Qui hurlait sans cesse...
"Papa,pourquoi est-il triste le chiot ?"
Sa maitresse l'abandonne souvent
Chaque fois qu'il y a du vent
C'est pas facile de vivre
Pour un chien toujours ivre !
"Papa, demain fera-t-il beau?"
Docile et charmante
L'innocence qui luit
Quand un enfant réfléchit !
"Ma fille, maman ne viendra pas ce soir"
EL MAGHFOUR
In "Agadire des ires"
Publié le 25/12/2008 à 12:00 par maghfour
Ce mec ,c'est moi il y a 50 ans
YESTERDAY
Au bon vieux temps ,
Nous prenions le chemin
Les cheveux dans le vent
Rendre visite aux vieux
Jouer au village des Marguerites .
Nous regardions défiler
Les vieux arbres toujours debout .
Nous sentions le soleil
Qui caressait nos cheveux
Qu'emportait un mistral fainéant.
Souvent chantait une fine pluie
Sur nos yesterdays
Des amours adolescents .
Le paradis n'avait duré
Que le temps d'une divine bétise.
Aujourd'hui , le temps des cerises
a reçu un coup de vieux.
Nous prenons les bus-high-tech ovniféeriques
Pour aller se faire une toute petite existence
Transe-choc virtuelle Metallica .
Les arbres ont passé l'arme à gauche ,
Ma grand-mère s'est arrétée de vibrer
Mon grand-père a bousillé sa pipe
Ma mère s'est noyée dans son bordelais.
Mon amie a oublié de respirer
Sur Place Tianan men ;
Elle s'était suicidée
Croyant que dieu est mort.
Le vent bleu
Traverse mes veines cicatrisées
Et la pluie s'est arrétée de pisser
Sur Mont-Parnasse
Imagine ,
I can't get no satisfaction
Hier encore ,
C'était la fureur de vivre !
EL MAGHFOUR
In "Agadire des ires "
PS: Ce poème date de mon adolescence
http://fr.youtube.com/watch?v=6mmOY0-ryjE
http://fr.youtube.com/watch?v=9kkd6oRodYk
Publié le 21/12/2008 à 12:00 par maghfour
FLAMME ROSE
Il était une fois
Quelque part, un appel timide
Au large de ma solitude
Quand
Un minois rayonne au soir
Au bout du tunnel, l'espoir
Comme
Une lampe d'Aladin
Un sésame au goût divin
Lorsque
L'amour de cette femme
Jaillit de mon âme
D'ores et déjà
Nos yeux vers la mémé étoile
Pour sceller nos destins sur une toile
Désormais
La flamme d'amour rose , altière
Rayonnera dans notre chaumière
Enfin
M'BARK EL MAGHFOUR
Publié le 14/12/2008 à 12:00 par maghfour
REGARD AILLEURS
Tu n'as jamais vu les étincelles
Pour deviner mon innocence
Pour saisir les nuances
Et le sens déraille.
Tu guettes l'horloge de la déviance
Pour détourner tes yeux
Pour un timide adieu
Et ton amour en partance.
Tu admires mes lunettes d'érudit
Pour ne pas sentir mes émois
Pour plomber mes élans
Et le désir se recroqueville.
Tu m'embrasses au café d'en bas
Pour noyer le poisson
Pour figer mon horizon
Et tu regardes ailleurs ...!
EL MAGHFOUR
In "Agadir des ires"