Posté le 29/12/2008 à 12:00 par maghfour
A VISAGE HUMAIN
Chacun construit ses châteaux
Sur le sable de l'incertitude
Dans les brumes de la platitude
Moi , je parlais aux oiseaux.
Ces amants tressent l'amour
Sur l'effervescence des étoiles
Dans l'évanescence des rafales
Moi, je rêvais à rebours.
Chacun court derrière ses beaux mirages
Sur un fil frêle d'espérance
Dans la phobie de l'inconstance
Moi, je cultivais mon jardin de sage.
Ces éternels rêveurs se donnent la main
Sur cette planète congruence
Dans ce grand bateau ivre de romance
Moi, je chante un monde à visage humain.
M'Bark El Maghfour
In
Agadir des ires
Posté le 29/12/2008 à 12:00 par maghfour
FLEURONS
Le soleil persistera à briller
Sur les fleurs de demain
Sur "l'avenir de l'homme"
Pour que jaillisse la Parole.
L'enfant cessera de crier
Dans sa douleur de plébéien
Dans son école aquarium
Pour qu'il chante sans camisole.
Le printemps reverdira
Dans ces coeurs pleins de lumière
Dans ces corps transi de froid
Pour qu'émerge la vraie beauté.
La Femme enfin libre dansera
A visage découvert
Au rythme de ses émois
Pour que rejaillisse la volupté
El MaghfourIn "Agadir des ires"
Posté le 29/12/2008 à 12:00 par maghfour
SISYPHE HEUREUX
Je me promène souvent dans ma mémoire
Cimetière de corps négatifs
Musée de la souffrance
J'étouffe.
Je cours souvent dans un mouroir
Labyrinthe plein de récifs
Océan en transe
Je m'essouffle.
Je surprends souvent dans mes tiroirs
Un sourire d'enfant pensif
Une danse dernière chance
Je me défoule.
Je tresse souvent mes rêves aléatoires
Pour fuir mes ego érosifs
Pour vivre libre à outrance
Et souffle la vie !
M'Bark El Maghfour
In
AGADIR DES IRES
L'ENFER , C'EST LA VIE
Le rocher de Sisyphe
"Sisyphe aussi existe dans la vie, sous nos yeux, s'acharnant à briguer devant le peuple les faisceaux et les haches et se retirant toujours vaincu et triste. Car rechercher le pouvoir qui n'est que vanité et que l'on n'obtient point, et dans cette poursuite s'atteler à un dur travail incessant, c'est bien pousser avec effort au flanc d'une montagne le rocher qui à peine hissé au sommet retombe et va rouler en bas dans la plaine."
Lucrèce, De rerum natura, III, 995 - 1002.
Posté le 29/12/2008 à 12:00 par maghfour
VERS LES ETOILES
Combien de fois,
j'ai pris les sentiers de l'illusion
Alors je détourne mes yeux
vers les étoiles
Pour ne plus regarder vieillir mon corps
Tant de fois ,
je suis passé à coté du bonheur
Mes parfums de l'enfance inodore
Mes amours en vadrouille
Mes amitiés en décalage horaire
Tant de fois,
j'ai simulé le taciturne euthanasique
Je brodais dans l'incongru
Je fonçais droit dans les murs
Je me tais
pour déranger le monde
Combien de fois,
j'ai détourné les yeux
VERS LES ETOILES
Pour ne plus me voir passer dans la rue.
EL MAGHFOUR
In
AGADIR DES IRES
La bas ,dans les étoiles , il y a un monde sans frontières imbéciles
ENVOLONS-NOUS VERS LES ETOILES :
http://fr.youtube.com/watch?v=42OZqEjb36c
Posté le 28/12/2008 à 12:00 par maghfour
PEUPLE HEUREUX
Des crayons de couleur
Fixent la peur sur les murs du désespoir
Refusent l'ambivalene, les déboires
Des victimes de l'horreur.
Ce rendez-vous douteux des religions
Palestine , Israel , Liban
Ces crimes pour enflammer ces régions
Chrétiens, Juifs , Musulmans.
Un jour, un seul Rève
Vers le baptème d'un bonheur
Un jour , un seul regard
Vers la rédemption de la trève .
EL MAGHFOUR
In
"AGADIR DES IRES"
Posté le 28/12/2008 à 12:00 par maghfour
G A V R O C H E
Des cheveux aux quatre vents
Des yeux myosotis,il survolte les tornades;
Espiègle et ténébreux ,face au soleil levant
Son torse aux barricades .
Aux méandres d'une France fictive,
Il attise,tout de go,la Révolution.
Paria de Paris,il brave seul les deux rives
Force misérable ,fondateur de Nation.
En trombe,tu traverses les âmes pudiques
Tu étais né pour mourir dans un roman.
Tu étais là : f figurant hors du temps:
Enfant des songes ,tu es la République!
Au Panthéon des romantiques
Dors,enfant-papier tragique.
Gavroche , ange martyrisé
Tu cours toujours Champs-Elysées!
EL MAGHFOUR
IN
AGADIR DES IRES
Posté le 28/12/2008 à 12:00 par maghfour
I N D I G N E
Au fin fond de ma piteuse bassesse
J'entends ton silence accablant
Je sens ton corps chauffé à blanc
Ton amour est plus fort que mes caresses .
Dans mon coin,je mâche mes regrets
Comme un relent des eaux profondes
Comme un sébaste flasque immonde.
Ton amour est plus fort que mes rets
Sur les dunes de tes seins évasifs
J'ai bu le nectar de la tendresse
J'ai étreint ton âme de déesse
Ton amour a sombré sur mes récifs.
Fuis l'ombre louve de l'amour morose
Tu rayonneras très loin de l'ingrat
Tu luiras de nouveau Reine de Saba
A tes pieds reverdira l'amour en rose.
M'Bark El Maghfour In [
b]"Agadir des ires"
Posté le 27/12/2008 à 12:00 par maghfour
DONC J'EXISTE !
Dans un coin perdu
de mes déboires, je râle
Pourquoi les étoiles
Ne me sourient qu'à l'aube?
Et dire qu'il n'y avait
A la ronde que mes viscères
Et un piteux espoir
De revoir un éventuel soleil
Sous le pont de mes blessures
Coulent une encre diaphane
J'aime mes illusions
Mes vraies amies fidèles
Il faut que je dépoussière
Ma mémoire et mes yeux
Pour sentir ce monde
Et pourtant je ne regrette rien.
Non, je fais pas semblant
Comme ce galet qui croit vivre
Ma femme m'embrasse chaque soir
Et mon chien admire ma laisse.
Ouvrez toutes les fenêtres
Laissez entrer le soleil
Juste pour me dire
"Tu existes avec les autres"
M'Bark El Maghfour
In
AGADIR DES IRES
Posté le 26/12/2008 à 12:00 par maghfour
LES VAUTOURS
Vomis par la nuit,laids zombies ardents
Barbus armés jusqu'aux dents
Glaives sang et discours virulence
Lâches, ils traquent l'intelligence.
Race contre-nature, anachronique
Sème terreur,inertie et panique
Ghettoise science , liberté , femme
Main basse assassine sur nos âmes.
L'invisible chancre talibanesque
Ronge dans l'obscurité cauchemardesque
Les fleurs du bien,sève de la raison.
Dieu assez de vermines et d'avortons!
Dernier bastion sera chant du poète
Notre monde a besoin d'une toilette.
EL MAGHFOUR
In
AGADIR DES IRES
Posté le 26/12/2008 à 12:00 par maghfour
°°°°°°°°°°LE TEMPS DE VIVRE°°°°°°°°°°°
la ville fourmilière écarquille ses yeux
Sur le seuil, un rituel banal
Sur le seuil, des bises bancales
Nous voilà lâchés dans la jungle.
Papa et maman abonnés à la célérité
Se jettent dans la gueule métro-boulot
Se jettent sous le joug des fardeaux
Maman m'embrasse aux escaliers de l'indifférence.
J'ignore la couleur des yeux
Toujours pressée , ma mère
Toujours fuyant, mon père
Nous voilà ombres rances de Sisyphe.
Et lentement, le temps ironise
Sur fond de vie cadenassée
Sur fond de désirs simulacres
Nous n'avons pas pris le temps de vivre.
M'Bark El Maghfour